BIENVENUE a Environment in Guinea



Cette page vise a vous donner des informations sur la protection de l'environnement et les disciplines associees.
Elle a pour objectif de reduire le deficit d'information sur la Guinee de facon generale, mais surtout dans le domaine de l'environnement.
Nous esperons que vous trouverez ce dont vous avez besoin.

Meilleures salutions

l'equipe

Search This Blog

Monday, May 19, 2008

REFLEXION SUR L'ECOSECURITE A CONAKRY

ECOSECURITE A CONAKRY

Contexte :
Ce travail est le résultat d’une réflexion que nous avons faite dans le cadre de notre stage au sein de l’ONG « Guinée Ecologie » en vue de la préparation d’une proposition par défaut sur les questions liées à la gestion des risques majeurs à Conakry.
En effet, nous sommes une vingtaine de sortants des universités guinéennes qui ambitionnent de mettre en place un programme d’Agenda 21 dans la ville de Conakry. Après la visite rapide que nous avons effectuée et qui nous a fait connaître les réalités environnementales de la ville, une introduction à l’initiative a été déposée chez les partenaires institutionnels que sont les départements ministériels et le Gouvernorat pour avoir leur appui au programme.
Lorsque nous aurons accusé réception de ces soutiens officiels de ces partenaires, la suite consistera en l’organisation d’un atelier de planification stratégique avec toutes les parties prenantes concernées par les problèmes d’écologie urbaine de la ville ; atelier au cours duquel les thèmes de réflexion seront proposés et discutés.
En attendant la programmation de cet atelier et surtout dans le souci d’avoir des propositions par défaut que nous pourrions faire dans les commissions de travail, nous nous sommes donné pour tâches de développer des idées autour de certains thèmes qui pourraient être débattus. Parmi eux se trouve Eco sécurité qui semble prendre une part importante dans les enjeux actuels de l’environnement et du développement durable.
Nous espérons que ce document contribuera à combler le maque d’informations dont la Guinée souffre énormément dans le domaine de l’environnement.

Introduction :

« Le 26 décembre 2004, la terrible réalité de notre fragilité environnementale nous a brusquement frappés. Ce matin-là, le tsunami provoqué par le tremblement de terre de Sumatra s’abattait sur l’ensemble de l’archipel des Maldives avec une fureur impitoyable, faisant de nombreuses victimes, dévastant les infrastructures, paralysant notre économie et balayant des décennies de dur labeur. Cette catastrophe sans précédent était la première calamité naturelle de ce genre et la pire qu’aient connue les Maldives …. Les enjeux sont énormes : 82 personnes décédées, 26 disparus, 13 îles complètement évacuées. Plus de 15 000 personnes sont aujourd’hui sans abri et nombreuses sont celles qui manquent de nourriture et d’eau. Nos industries touristique et de la pêche sont décimées. Sur 87 stations balnéaires, 19 ont dû être fermées. ….. De nombreuses îles ont perdu leurs navires de pêche, qui étaient leurs principaux moyens d’existence. Les dégâts totaux sont estimés à plus d’un milliard de dollars ….. Suite à l’inondation et à la pénétration de l’eau salée dans nos réserves souterraines, la végétation des Maldives est en train de mourir. Cette perte de végétation fragiliserait encore davantage l’environnement de nos minuscules îles »
Ce texte est extrait du témoignage de Mr Maumoon Abdul Gayoom, président de la République des Maldives à la suite du terrible tsunami qui frappa son pays en décembre 2004.
Ainsi notre planète se trouve sérieusement exposée aux risques de catastrophes naturels et anthropiques, suite aux pressions exercées par les activités de l’homme dans son processus de développement .Les répercussions sont très nombreuses : augmentations de la température du globe et des niveaux de la mer, la multiplication des phénomènes météorologiques exceptionnels, la fragilisation des écosystèmes côtiers, l’accentuation de la sécheresse , de terribles accidents industriels et bien d’autres.
Notre pays la Guinée ne fait pas exception face à ces risques ; malheureusement comme la plupart des pays pauvres, les mécanismes de réaction sont quasiment inexistants pour plusieurs raisons ; parmi elles on a le manque de réflexion sur les grands enjeux liés à la gestion de l’environnement, conséquence d’une focalisation des efforts vers un développement immédiat.
Pour apporter notre contribution à l’alimentation de la réflexion sur la prise en compte de l’écosécurité en Guinée, nous nous sommes intéressés pour ce début au gouvernorat de Conakry à travers une démarche qui comprend trois (3) parties : les risques majeurs à Conakry ; la prise en charge des risques majeurs ; le plan sectoriel de l’environnement

I- Les risques majeurs à Conakry

Ce chapitre traite des risques majeurs à Conakry qui, de par sa position géographique, de l’augmentation de sa population, de son niveau d’avancée technologique, et de sa morphologie géotechnique, peut présenter des situations d’insécurité pour les individus.
Mais avant d’aller en profondeur dans ce chapitre, nous allons nous permettre une pause afin de savoir ce que c’est que le « risque majeur » et ce qui le caractérise ?

Définition du risque majeur
Le risque majeur est un évènement potentiellement dangereux (ALEA) qui s’applique à une zone où les enjeux (humains, économiques et environnementaux) sont en présence et qui se caractérise par une faible fréquence et une énorme gravité.
Pour d’autres encore, le risque majeur est la menace sur l’homme et son environnement, sur ses installations ; menace dont la gravité est telle que la société se trouve absolument dépassée par l’immensité du désastre.
De ce point de vue, un aléa comme un séisme en plein désert n’est pas un risque majeur tandis qu’un tremblement de terre à Kaloum (Conakry) à 14h d’un jour ouvrable, constitue un véritable risque majeur car les enjeux humains et matériels sont importants.

Ainsi parmi les risques qui sont considérés comme « majeurs », nous avons :

A- Les risques naturels :
D’origine naturelle, ils comprennent : des torrents, des inondations, des séismes, de la foudre, des tempêtes, les mouvements de terrain.
a- Les torrents : Ce sont des cours d’eau à pente forte (supérieur à 6 %) présentant des débits irréguliers et des écoulements très chargés. Ils sont générateurs des risques d’inondation accompagnée d’érosion et d’accumulation massive.
b- Les inondations qui signifient la submersion d’une zone par suite du débordement des eaux d’un cours d’eau, de fortes pluies ou à la suite de la fonte des glaciers dans certaines régions du globe.
c- Les séismes : Ce sont des vibrations engendrées par la rupture brutale des plaques épaisses constituant la lithosphère et qui se propagent dans le milieu environnant à partir d’un point appelé épicentre. Il est provoqué par le mouvement horizontal des ces plaques.
Pour définir quantitativement un séisme, on a défini une grandeur appelée « magnitude » calculée à partir de l’amplitude du mouvement du sol mesurée par les enregistrements des sismographes. Elle caractérise l’énergie libérée par le séisme et permet donc de comparer les séismes entre eux. La magnitude est donnée en degrés dans une échelle dite « échelle de Richter » (lorsqu’on passe d’un degré au degré supérieur suivant, l’énergie libérée est multipliée par 30)
d- La foudre : C’est une décharge entre deux zones de polarité opposée qui résulte sur un courant extrêmement important durant quelques dizaines de microsecondes et un impact générateur d’effets secondaires qui ont un rayon destructeur beaucoup plus étendu que la décharge elle-même.
e- Les tempêtes : ce sont des phénomènes atmosphériques (dont la durée varie de quelques minutes à quelques jours) qui se caractérisent par des vents violents, produits par une dépression barométrique fortement marquée et qui s’accompagnent de pluies plus ou moins intenses. Nous pouvons avoir des tempêtes classiques (rencontre de masses d’air chauds et froids), les tornades (mouvement tourbillonnaires de l’air, très violent, très localisé et bref lié à une situation orageuses), et autres tels que les résidus de cyclones…
f- Les mouvements de terrain : ce sont des manifestations du déplacement de masse de terrain déstabilisées sous l’effet de sollicitations naturelles (fonte de neige, pluviométrie anormalement forte, séisme, etc.) ou anthropiques (terrassement, vibration, déboisement, exploitation, exploitation de matériaux ou de nappes aquifères, etc.).Ils peuvent recouvrir plusieurs formes selon la cause et la nature des sols : effondrements et affaissement, tassements par retrait, éboulements, chutes de blocs et de pierres, glissements, coulées de boue, etc.

B- Les risques technologiques :
Ce sont des risques caractérisés par un accident se produisant sur un site industriel, une centrale nucléaire, dans un laboratoire ou sur une installation similaire et pouvant entraîner des conséquences graves pour le personnel, les populations, les biens, l’environnement ou le milieu naturel.
Selon la nature et les effets, on peut classer les risques technologiques en trois catégories :
- les risques thermiques
- les risques de surpression
- les risques toxiques

C- Les risques de transport collectif
C’est un cas particulier des risques technologiques compte tenu du fait que les enjeux varient en fonction de l’endroit où se développe l’accident. Ce genre de risque majeur concerne essentiellement les matières dangereuses et les personnes.
Une matière dangereuse est une matière qui, par ses caractéristiques physico-chimiques (toxicité, réactivité….) peut présenter des risques pour l’homme, les biens et/ou l’environnement.

D’une façon générale ces trois types de risques sont rencontrés à Conakry mais les spécificités allant d’un endroit à un autre.
Conakry présente des possibilités d’inondation dans certains quartiers lors de fortes pluies ; c’est le cas de gbessia et de tombo. On y rencontre également des tempêtes avec des vents parfois très violents. Quant aux séismes, ils s’y font souvent ressentir avec des degrés plus ou moins faibles. Selon certaines informations, il semble que Conakry est traversée par une faille importante, informations qu’il faudrait vérifier auprès des autorités compétentes dans les semaines à venir.
Les risques technologiques existent aussi à Conakry avec les sociétés de pétrole, des industries de transformation de la matière première comme la bauxite, l’or, des sociétés de fabrication de la peinture, du ciment et autres.
Le transport de certaines matières dangereuses et des convois de personnes sont également très fréquents


II- la prise en compte des risques majeurs
Un évènement qui se passe à une faible fréquence mais avec une énorme gravité est très difficile à gérer, surtout dans un environnement social comme le notre où la pauvreté et l’analphabétisme ont des statistiques très inquiétantes.
Prendre en compte les risques majeurs exige avant tout la mise en œuvre de mesures destinées à les réduire ; ce phénomène est connu sous le nom de « mitigation » et dépend du type de risque auquel on est exposé.
Notons toutefois que face à l’impuissance générée par les risques majeurs, outre les responsabilités de l’Etat et des services décentralisés, chaque individu doit contribuer à se protéger efficacement et diminuer sa propre vulnérabilité. C’est pourquoi un accent particulier doit être mis sur la sensibilisation de nos populations pour leur indiquer des comportements à adopter en cas de risque ou pour éviter d’être exposé au risque.
La première mesure de prévention est l’information sur la description du phénomène auquel on a à faire, sur les différents types d’alertes si ils existent, sur d’éventuelles consignes de comportement et des mesures de protection à prendre. L’objectif principal étant de faire acquérir une conscience du risque à l’individu et lui permettre d’anticiper sur l’évènement.
Pour une bonne efficacité, les mesures de mitigation doivent être réalisées avant la catastrophe ; toutefois, même après un évènement, on peut toujours prendre de telles mesures afin d’éviter ou de réduire l’impact du prochain.

La mitigation des risques majeurs à Conakry pourrait reposer sur une organisation au niveau du secteur à travers un Plan d’Action Sectoriel (PAS). Ce plan ressortira le profil environnemental du secteur et sera basé sur les responsabilités des élus locaux ainsi que sur le rôle des habitants et des associations locales en cas de crise. Il renseigne sur ce qui doit être entrepris dans le secteur durant une certaine période afin de réduire la vulnérabilité des hommes et des biens
Du coté des pouvoirs publics, nous proposons l’élaboration « d’un guide de l’élu local en matière d’éco-sécurité » qui pourrait être d’un grand apport pour la prise en compte des risques majeurs.
Notre approche de la gestion de l’écologie urbaine repose sur une décentralisation au niveau du secteur et nous avons dans ce sens proposé la mise en place des Kiosques Sectoriels de l’Environnement (KSE) représentant des observatoires locaux de l’environnement. A ce titre, il alimente la base de données sur l’évolution de l’état de l’environnement à travers un système d’information conçu à cet effet. Il organise également des activités de formation/sensibilisation des populations pour une bonne gestion de l’écologie urbaine.
Etant donné le caractère transversal de l’écosécurité, le KSE aura essentiellement un rôle d’informateur. C’est l’un des points où les habitants du secteur se renseignent sur les comportements et mesures à adopter pour réduire leur vulnérabilité face aux risques majeurs.

Friday, May 9, 2008

ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Une nécessité plus qu’une option

En décembre 2009, Copenhague la capitale du Danemark, abritera la 15è conférence Internationale des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Cette conférence sera une opportunité pour les dirigeants du monde entier pour faire avancer les négociations sur la prise en compte des effets du Changement climatique (CC) dans sa globalité ; c’est surtout comme le souhaitent les pays les moins avancés, le moment où jamais de définir l’après 2012 en termes de contraintes pour les pays responsables du réchauffement de la planète.
En effet, selon les meilleures estimations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les températures moyennes à la surface de la terre augmenteront de 1,8 à 4,0 °C d’ici la fin du siècle, a cause principalement des émissions anthropiques de gaz a effet de serre. De telles élévations de température auront des conséquences importantes au sein des différents systèmes physiques et biologiques de la terre.
Les prévisions du 4è rapport du GIEC en termes d’impacts sont aussi très alarmantes pour le continent africain. En effet, elles indiquent à l’échéance 2020 que 75 à 250 millions de personnes seront exposées à un stress hydrique lié au CC. Dans beaucoup de régions et pays africains, la production agricole devrait être sévèrement affectée par le CC. Les zones cultivables, la longueur des saisons de croissance et le potentiel de rendement devraient diminuer, en particulier dans les zones arides et semi arides. Dans les zones côtières, les coûts d’adaptation pourraient représenter au moins 5 a 10% du Produit Intérieur Brut. Les mangroves et les récifs coralliens devraient se dégrader encore, ce qui aura des conséquences sur les pêches et le tourisme. La vulnérabilité de l’Afrique est surtout accentuée par une pauvreté endémique, des infrastructures défaillantes, un degré élevé d’analphabétisme et les conflits de diverses natures.
Pour les pays les moins avances (PMA) qui sont les plus vulnérables et dont la majorité se trouve en Afrique, l’attention doit être portée sur l’adaptation pour deux raisons : premièrement il n’y a aucune certitude scientifique sur le fait que même si toutes les émissions de gaz a effet de serre (GES) sont arrêtées, les catastrophes naturelles vont s’arrêter aussi car les processus naturels de la planète ont été entamés. Deuxièmement, les mesures de mitigation mises en place peuvent aboutir tout comme elles peuvent ne pas aboutir. Il faut donc que les populations vulnérables soient préparées à faire face a une mitigation inadéquate qui n’aurait pas donné des résultats escomptés.
Au vu de ce qui précède, les prochaines négociations dans le domaine des changements climatiques au cours des mois à venir sont plus que décisives. Quelques rappels s’imposent à ce niveau.
En effet, la prise en compte des effets du CC sur le devenir de la planète obéit à deux stratégies distinctes mais complémentaires : la science à travers les rapports du Groupe d’experts Intergouvernemental d’évolution du climat (GIEC) et la CCNUCC qui regroupe toutes les parties prenantes impliquées dans le processus afin de trouver des solution idoines, notamment par la réglementation du secteur.
En 1990, le GIEC a publié son 1er rapport dans lequel il attirait l’attention des dirigeants du monde sur les perturbations des cycles naturels de la planète par les activités humaines, notamment par l’émission des GES. En réponse à cela, la CCNUCC a été mise en branle en 1992 lors du sommet de Rio.
En 1995, le second rapport du GIEC invitait la communauté internationale à mettre en place des mesures d’atténuation permettant de réduire les émissions des GES et d’inverser ainsi la tendance sur le réchauffement de la planète. En 1997, le protocole de Kyoto a vu le jour lors de la COP 3 avec pour principale recommandation une réduction en moyenne de 5% des émissions de GES à l’horizon 2012.
Le 3eme rapport du GIEC a été publie en 2001 et il attirait l’attention sur le fait que l’atténuation ne peut plus à elle seule résoudre les problèmes ; il faut aussi tenir compte de l’adaptation des populations les plus vulnérables face aux effets du CC. Les accords Marrakech en 2001 ont mis les bases de cette recommandation avec l’institutionnalisation de trois (3) fonds lors de la COP 7: le fonds pour les pays les moins avances, le fond spécial du changement climatique et le fond d’adaptation.
Le 4e rapport du GIEC publié en 2007 a souligne le fait que le niveau d’émission des GES est tel qu’on ne peut plus inverser la tendance et qu’il faut forcement s’attendre a des effets très graves auxquels les populations doivent s’adapter. Il faudrait donc non seulement continuer la mise en oeuvre des mesures d’atténuation mais surtout aider à mettre en place les stratégies d’adaptation aux conditions difficiles induites. Le plan d’action de Bali lors de la COP 13 en 2007 a dégage un certain nombre de mesures devant aboutir en 2009 aux accords de Copenhague lors de la COP 15. Ces accords doivent tenir compte à la fois de l’atténuation, de l’adaptation, du mécanisme de financement et du transfert de technologies qui a fait l’objet d’un rapport spécial par le GIEC entre le 3e et le 4e rapport.
Une série de rencontres a été planifiée pour permettre aux négociations d’aboutir à Copenhague. Ces rencontres sont prévues en Juin et Octobre 2008 et 2009.
La récente rencontre de Dakar organisée par le CLACC et l’IIED fait partir de ce processus d’information et de préparation des organisations de la société civile dans le cadre des négociations post 2012.
Dans le même ordre d’idée, le fond d’adaptation dont le comité de gestion a été mise en place lors de la rencontre de BALI doit être considéré comme un moyen permettant de toucher les populations vulnérables au niveau local. Ce fond est principalement financé par un prélèvement de 2% sur les crédits issus du mécanisme de développement propre.


Les enjeux pour les négociations post 2012

Les accords post 2012 pencheront certainement vers des mécanismes du marché pour viser la réduction/stabilisation des émissions de GES. Ces mécanismes devront tous comporter des mesures contraignantes importantes afin de générer le financement nécessaire pour répondre aux besoins d’adaptation qui ne cesseront d’augmenter au cours des prochaines décennies.
Pour faire face aux impacts croissants des changements climatiques, les mécanismes d’adaptation devront aussi être élargis pour la prochaine période d’engagement, et appuyés par de l’aide et des compensations de la part des pays riches émetteurs.
Ainsi il faudrait intégrer de façon claire au régime post 2012 le financement de l’adaptation, les mécanismes de transfert des technologies nécessaires à l’adaptation et au développement durable, et le soutien au projet d’adaptation à l’échelle locale, des collectivités et des communautés.
Il faudrait mener des analyses supplémentaires pour mieux comprendre la faisabilité de l’adaptation par rapport aux effets des impacts des changements climatiques, les coûts réels des interventions, et leur valeur ajoutée par rapport a l’inaction. Les résultats du quatrième rapport du GIEC, le rapport Stern et le programme de Nairobi devront servir de guide. Cependant, ceci ne devra en aucun cas servir de prétexte pour ne rien faire

Source : renforcement de capacité des ONG francophones : les enjeux climat pour après 2012. ENDA